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Hyperplasie de la prostate

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Définition

L’hyperplasie de la prostate (ou adénome de la prostate) survient chez l’homme qui vieillit. La prostate est sise sous la vessie et entoure l’urètre, canal qui conduit l’urine. Elle se situe donc à l’exact carrefour entre la voie urinaire et la voie séminale. Les sécrétions prostatiques jouent un rôle dans la composition du sperme et la prostate participe à l’éjaculation. L’âge venant, la prostate grossit et devient moins souple ce qui peut entraîner une gêne et un inconfort lors de la miction. L’hyperplasie de la prostate touche plus de 90 % des hommes âgés de plus de 80 ans mais ne cause pas de problèmes à tous les hommes. Cependant, près de 100 000 nouveaux cas de troubles urinaires sont recensés chaque année et peuvent se rapporter à cette affection. Aux alentours de la cinquantaine, nombreux sont les hommes concernés par les troubles urinaires et l’incontinence urinaire. En France, c’est pratiquement 2 millions d’hommes qui souffrent de troubles urinaires qui doivent recourir aux protections anatomiques.

La moitié d’entre eux est traitée pour un adénome de la prostate.

Symptômes

Les signes liés à l’hyperplasie de la prostate sont les suivants :

– faiblesse du jet urinaire,

– nécessité de plusieurs levers par nuit pour uriner,

mictions fréquentes,

mictions urgentes,

incontinence urinaire,

– besoin de forcer pendant la miction,

fuites urinaires,

– impression de vidange de vessie incomplète,

– hématurie (sang dans les urines).

L’importance des troubles n’est pas forcément liée à l’augmentation du volume prostatique. En effet, un homme peut très bien avoir une prostate au volume normal et avoir des importants troubles urinaires ou, à l’inverse, une prostate volumineuse et présenter peu ou pas de troubles urinaires.

Des complications, très rares, peuvent survenir : rétention urinaire (impossibilité d’uriner ou blocage), calculs dans la vessie, infection ou encore dilatation des reins. On utilise alors le terme d’hyperplasie compliquée qui touche alors le domaine de la sexualité.

Diagnostic

Lorsque les signes cités précédemment existent et procurent une véritable gêne, le médecin peut alors mettre en place un traitement en utilisant, éventuellement, un questionnaire sur la fréquence des troubles et leurs conséquences. L’IPSS (International Prostate Symptom Score) est le questionnaire international de référence qui prend en compte 7 critères dont les mictions impérieuses, la pollakiurie, la diminution du jet urinaire. De plus, le médecin procède à un toucher rectal pour évaluer la prostate. Un dosage de PSA peut être réalisé pour dépister un éventuel cancer de la prostate ainsi qu’un dosage de créatininémie pour évaluer la fonction rénale. Une échographie des reins et de la vessie peut compléter le diagnostic.

Traitement médical

Il existe trois sortes de traitement de l’hyperplasie de la prostate :

– les alpha-bloquants qui facilitent le relâchement du col de la vessie,

– les inhibiteurs qui réduisent le volume prostatique,

– la phytothérapie.

Leur efficacité est comparable malgré la différence de leurs mécanismes d’action. Certains médicaments peuvent présenter des effets secondaires : troubles de l’érection (concernant certaines inhibiteurs) ou anéjaculation (pour divers alpha-bloquants).

En cas de besoins d’uriner très urgents, des anticholinergiques peuvent être prescrits.

Le but du traitement est de diminuer les symptômes et d’améliorer la qualité de vie (sans avoir recours à des protections anatomiques notamment). Parfois, il convient de tenter plusieurs traitements avant de trouver la solution idoine.

Traitement chirurgical

La chirurgie est justifiée lorsque tous les autres traitements ont échoué ou en cas de complications. Les techniques les plus utilisées sont la résection de la prostate (par laser), l’adénomectomie par vois haute ou l’incision cervico-prostatique. Leur but est l’élargissement de l’urètre prostatique dont le rétrécissement cause les troubles présents chez les patients.