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L’incontinence anale ou fécale

Publié le 

Définition de l’incontinence anale et fécale
L’incontinence anale correspond à l’émission involontaire de gaz et/ou de selles liquides ou solides alors que l’incontinence fécale exclut l’émission de gaz. Il s’agit d’une incapacité de maîtriser ses déjections.

L’incontinence anale et fécale en quelques chiffres
L’incontinence anale et fécale empoisonne la vie de nombreuses personnes. On estime que l’incontinence fécale touche 11 % des adultes en France alors que l’incontinence fécale concerne plus de 5 % de cette même population. En France, 1 million de personnes souffrent de cette forme d’incontinence dont 350 000 de façon sévère (perte de selles au moins hebdomadaire).
L’incontinence anale ou fécale ne concerne pas seulement les personnes âgées mais aussi bien les hommes que les femmes de tous les âges. L’incontinence anale touche un peu plus les femmes : 13 % pour les femmes et 9 % pour les hommes. Une légère différence qui pourrait s’expliquer par les accouchements et la survenue de la ménopause qui est un facteur favorisant.

Les causes variées de l’incontinence anale et fécale
L’incontinence peut résulter d’une colostomie consécutive à un traitement du cancer de l’anus ou d’un relâchement sphinctérien, le plus souvent dû à l’âge. Mais l’incontinence peut aussi résulter de certaines pathologies neurologiques (accidents vasculaires cérébraux, diabète, sclérose en plaques…) Il est aussi question d’incontinence anale due à une imperforation anale durant la naissance.

Conséquences de l’incontinence fécale et de l’incontinence anale

Outre la gêne occasionnée l’incontinence fécale et anale peut avoir des répercussions psychologiques. Les personnes qui en souffrent ont des difficultés d’aborder ces troubles, très souvent vécus comme honteux. Pourtant, des solutions existent. En brisant le tabou, les patients peuvent se voir offrir des solutions qui leur permettront de retrouver une bonne qualité de vie.

Prise en charge de l’incontinence fécale et anale
Des solutions existent ! En premier lieu, on propose aux patients un traitement médicamenteux qui vise à régulariser un trouble du transit, à s’assurer de la vacuité du rectum ou à traiter la pathologie sous-jacente dont l’incontinence anale est l’un des symptômes. En second lieu, une rééducation ano-périnéale. Cette rééducation repose généralement sur l’introduction dans l’anus d’une sonde équipée d’un capteur de pression. Ce système permet de visualiser ses contractions et de prendre conscience de son travail et de vos progrès. Cette technique est appelée biofeedback.
Jusqu’à présent, les patients en échec n’avaient que peu d’alternatives : une chirurgie lourde avec la pose d’un sphincter anal artificiel ou des protections à vie. Mais aujourd’hui de nouvelles solutions voient le jour. Parmi elles, la neuromodulation déjà utilisée pour soigner certains cas d’incontinence urinaire sous le terme de « pacemaker de l’incontinence ».