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L’incontinence urinaire par impériosité : cette envie incontrôlable, mais pas irrémédiable

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Autrement appelé : « par urgenturie », l’incontinence urinaire par impériosité correspond à une fuite d’urine, due à une envie irrépressible d’uriner. Ce besoin urgent peut s’accompagner de douleurs et être favorisé par les circonstances du moment : bruit de l’eau, arrivée au domicile etc. À la différence de l’incontinence urinaire d’effort, elle intervient au repos, le jour comme la nuit. La vessie se contracte brusquement, sans pour autant être pleine. On constate fréquemment chez les personnes atteintes une augmentation du nombre de mictions sur la journée.

Une gêne trop souvent considérée comme inéluctablement liée au vieillissement

On estime à environ 3 millions, le nombre de personnes qui souffrent d’incontinence urinaire, avec une augmentation de la part concernée avec l’âge. Si l’incontinence d’effort est le type le plus souvent rencontré, l’incontinence par impériosité devient prédominante chez les hommes et les femmes de plus de 50 ans.

Ces chiffres restent néanmoins approximatifs, compte tenu du nombre de personnes qui n’osent pas en parler. L’incontinence urinaire est trop souvent assimilée à une simple conséquence du vieillissement, et son sujet reste difficile à aborder pour les personnes qui en souffrent. Il existe pourtant des origines nombreuses et des traitements efficaces.

Identifier la cause

Il est important de consulter rapidement pour identifier la prise en charge appropriée. Un traitement trop tardif peut perdre en efficacité. Le médecin réalise un questionnaire pour identifier les symptômes. Un calendrier mictionnel est effectué, ainsi que divers examens (analyses urinaires, échographie etc.).

De l’incontinence urinaire par impériosité d’origine bénigne pour la santé, à des pathologies plus graves, ce symptôme peut être expliqué notamment par :

Des traitements pour une meilleure qualité de vie

Loin d’être une fatalité, l’incontinence par urgenturie peut être due à une cause temporaire et disparaître une fois la pathologie soignée. Lorsque les origines attiraient davantage à l’anatomie, les traitements prescrits se font suivant trois étapes :

  • la rééducation du périnée et de la vessie : le périnée constitue un ensemble de muscles destinés à soutenir le rectum, le vagin et la vessie. Les kinésithérapeutes et les sages-femmes peuvent vous aider à pratiquer des exercices pour un meilleur contrôle de votre corps. Une rééducation comportementale de la vessie est également envisageable, pour adapter la consommation et l’élimination des liquides.
  • la prise de médicaments : il s’agit d’antispasmodiques destinés à lutter contre les contractions de la vessie. Ils peuvent provoquer des effets secondaires.
  • le traitement chirurgical : en dernier recours, différentes techniques pourront être envisagées par un urologue.

Mieux vivre au quotidien

L’incontinence urinaire par impériosité peut devenir très handicapante au quotidien, et s’accompagne régulièrement d’une diminution des activités sociales. Les hommes et les femmes qui le vivent, ont tendance à sortir moins facilement de chez eux, par crainte de ne pas uriner à temps aux toilettes. Si vous êtes concernés, vous pouvez faciliter votre quotidien de différentes manières.

Ces améliorations passent d’abord par une bonne hygiène de vie. En effet, un mode de vie sain permet de limiter les facteurs aggravants (consommation d’alcool, tabagisme etc.). Une alimentation équilibrée permet de réduire les risques de constipation, qui exerce une pression abdominale supplémentaire.

Il est également possible d’adapter sa tenue vestimentaire, avec des vêtements confortables et facilement retirables, pour parer au possible à une envie très pressante. De plus, il existe aujourd’hui une large gamme de protections anatomiques, pour absorber les fuites et masquer l’incontinence. Les protections anatomiques sont éligibles à d’éventuelles prises en charge financières, par le conseil départemental, l’assurance maladie, les caisses de retraite ou encore les mutuelles.

Mieux vivre son incontinence, passe enfin par le fait de réussir à la nommer. En parler, c’est pouvoir en identifier les causes et bénéficier des traitements possibles. En parler, c’est bénéficier d’un accompagnement pour une meilleure maîtrise et connaissance de son corps, et souvent une meilleure estime de soi.