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La maladie de Crohn

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Maladie de Crohn

L’incontinence anale liée à la maladie de Crohn

La maladie de Crohn se définit par une inflammation du tube digestif. Cette maladie chronique peut être diagnostiquée à n’importe quel âge. Comme son origine reste encore énigmatique (des facteurs génétiques et environnementaux, entre autres, seraient en cause), aucun remède n’existe. Les traitements actuels aident seulement à contrôler la douleur des patients. Cette maladie se caractérise par des épisodes de crises intenses et des périodes de rémission durant lesquels le patient souffre moins. Ces deux phases peuvent durer plusieurs semaines voire quelques mois selon les individus et le stade de la maladie. Cette dernière affecte le tube digestif sur sa totalité, de la bouche à l’anus, ou bien sur seulement des parties, principalement les intestins et le côlon. Les périodes de crises sont marquées par des crampes et de violentes douleurs abdominales liées au passage de la nourriture dans leur tube digestif. En effet, facilement irritées, les parois digestives s’épaississent progressivement, limitant chaque fois davantage la circulation des aliments. Aussi, les symptômes apparaissent généralement au moment de la digestion, quand le tube digestif est sollicité. Ce trouble entraîne également une fatigue et une fragilité générale du patient qui souffre aussi de fièvres, de pertes et de troubles de l’appétit, de vomissements et de maux oculaires et buccaux. De plus, l’une des conséquences les plus fréquentes de cette maladie est l’ incontinence anale. Celle-ci est provoquée par des diarrhées aigües survenant pendant les épisodes de crise. Ces diarrhées sont elles-mêmes à l’origine de complications autour des zones anales et génitales notamment à cause du contact prolongé avec la matière fécale. S’il n’existe pas de traitement contre cette maladie des médicaments et des produits d’incontinence aident les patients à mieux supporter les crises et à vivre correctement.

L’incontinence anale : une conséquence de la maladie

L’inflammation du tube digestif provoquée par la maladie de Crohn entraîne une vive réaction des parois digestives. Comme un mécanisme de défense, elles se resserrent, ce qui rend difficile la digestion des aliments et provoque des douleurs intenses. Des vomissements peuvent survenir quand la zone de l’estomac est atteinte par la maladie mais de nombreux patients se plaignent aussi de symptômes abdominaux et de diarrhées. En effet, quand l’intestin grêle, le gros intestin et le côlon, zones particulièrement sensibles de l’organisme, sont malades, les patients souffrent souvent d’ incontinence anale. La fatigue corporelle et une altération des sphincters peuvent également faire perdre le contrôle de la rétention des selles. Les matières fécales et en particulier sous la forme de diarrhées peuvent à leur tour engendrer des plaies, des lésions et des hémorragies sur les parties anales et génitales du patient. Ces maux résultent de l’irritation prolongée de la peau au contact des selles et de la complexité à maintenir une hygiène correcte en période de crises.

Les alternatives à l’incontinence anale

La maladie de Crohn ne se soigne pas. Les solutions actuelles ne parviennent qu’à soulager le patient pendant les épisodes de crise et à espacer au maximum ces périodes. Un traitement médicamenteux d’entretien aide aussi à prolonger les phases de rémission sans pour autant faire disparaître les symptômes de la maladie. Les patients atteint d’ incontinence anale peuvent utiliser les produits d’incontinence qui leur permettent de poursuivre normalement leurs activités durant la phase critique de la maladie. S’il existe des modèles adaptés pour le jour ou la nuit et selon l’état de santé du patient, le changement de couche doit être fréquent afin de réduire les risques d’irritation et de création de lésions anopérinéales comme des abcès, des fistules ou des ulcères autour du côlon. En effet, la question de l’hygiène locale est primordiale pour ne pas aggraver les symptômes de la maladie par d’autres douleurs et des complications. Un nettoyage respectueux de la peau est fondamental pendant cette période. Des corticoïdes locales et des analgésiques soulagent également la douleur et limitent les effets secondaires des diarrhées. Cependant, lorsque les crises durent très longtemps ou sont très fréquentes, les sphincters du patient se dégradent définitivement. L’installation d’une stomie grâce à un acte chirurgical est alors nécessaire. La mise en place de ce système consiste à faire dériver le trajet de la matière fécale depuis l’intestin vers une poche extérieure fixée à l’abdomen. Le dispositif récupère alors les selles. Le patient doit régulièrement vider la poche et en replacer une nouvelle de manière hygiénique. Le port d’une protection devient alors superflu puisque le côlon n’est plus sollicité.