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Infarctus

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Le fameux terme infarctus définit la mort brutale de cellules en raison d’un manque d’oxygène. Dès lors, lorsqu’ un caillot de sang bloque la circulation dans une artère coronaire, le flux sanguin interrompu risque d’endommager l’organe concerné.

Les organes les plus soumis aux risques d’infarctus sont ceux alimentés en oxygène par une seule artère. On parle alors de vascularisation terminale. C’est le cas par exemple du cerveau, du cœur, des poumons ou encore des reins.

L’infarctus le plus célèbre est certainement l’ « infarctus du myocarde (IDM) », appelé également « crise cardiaque » en langage courant et qui concerne le cœur. Lorsqu’une ou plusieurs artères sont bouchées, les muscles cardiaques ne sont plus irrigués et à défaut d’oxygénation, ces muscles meurent, provoquant une douleur à la poitrine et finalement l’arrêt du cœur.

Prévention et traitements de l’ infarctus

Au fil des ans, la médecine a considérablement progressé et le traitement de l’infarctus s’est constamment amélioré, notamment grâce à une meilleure prise en charge des facteurs de risques. En 10 ans, la mortalité de l’infarctus a reculé de 30% en Europe Occidentale.
Bien entendu, il est primordial de savoir reconnaître les symptômes d’un infarctus et de pouvoir rapidement appeler un médecin ou un numéro d’urgence.
Le mode de vie général de la personne influe directement sur la prévention et joue également un rôle crucial dans la récupération suite à un infarctus. De cette manière, nous conseillons de prêter une attention particulière à l’alimentation, à faire régulièrement de l’exercice, tout en veillant à évacuer le stress autant que possible. La prévention implique d’éviter ou d’atténuer les facteurs de risque qui contribuent au rétrécissement des artères.

Causes de l’infarctus

L’athérome est de loin la cause la plus fréquente. Cette maladie affecte les artères par l’accumulation de plaques constituées principalement de lipides et de glucides qui vont alors obstruer les vaisseaux sanguins. Lorsque ces plaques se fissurent ou se détachent des parois, elles risquent de créer des caillots de sang.
En outre, on ne compte plus le nombre d’études démontrant l’importance des facteurs de risque dans le développement de l’athérome : la sédentarité, l’obésité, le tabagisme, le diabète (excès de lipides ou de glucides), l’âge, le sexe de la personne, les antécédents familiaux ou encore l’hypertension artérielle.
De plus, d’autres causes plus rares peuvent également intervenir, comme les thromboses veineuses, spasmes artériels, toxicomanie (cocaïne), l’artérite ou encore d’autres anomalies morphologiques congénitales des artères.

Symptômes de l’infarctus

Il est nécessaire de préciser que les manifestations d’infarctus n’impliquent pas les mêmes symptômes pour toutes les personnes. Parfois, il n’y en a même aucun, ce qui rend la détection encore plus compliquée. De plus, il est courant de confondre les prémisses d’un infarctus avec les effets d’une autre pathologie qui produirait un soudain arrêt cardiaque éphémère.

En outre, sachez qu’un infarctus peut survenir à chaque instant, que ce soit pendant le sommeil, en travaillant, en étant au repos ou même en conduisant. Malgré cela, la plupart des gens qui en sont victimes perçoivent des signes avant-coureurs plusieurs heures, jours ou semaines à l’avance.

Les douleurs thoraciques constituent la première alerte, correspondant à une sensation oppressante au niveau de la poitrine et qui dure quelques minutes. Ces douleurs sont provoquées par l’angine de poitrine en raison d’une diminution temporaire du flux sanguin. Cette sensation engendre une variation d’autres symptômes qu’il faut prendre en compte :

  • Augmentation de la fréquence des sensations douloureuses à la poitrine.
  • Une douleur prolongée au niveau de la partie supérieure de l’abdomen.
  • La douleur s’étend au-delà de la poitrine vers l’épaule, le bras, le dos ou encore à la mâchoire.
  • Étourdissements.
  • Transpiration excessive.
  • Essoufflement et fatigue sans raisons apparentes.
  • Maux d’estomac ou nausées.
Que faire  en cas d’infarctus?

Si vous pressentez un infarctus, il est crucial d’agir immédiatement ! Beaucoup de gens hésitent et attendent trop longtemps car ils n’en reconnaissent pas directement les symptômes. Il faut tout de suite solliciter une assistance médicale d’urgence. Si vous n’en avez pas accès, demandez rapidement à une personne de vous conduire à l’hôpital le plus proche ! Conduire soi-même la voiture n’est une solution qu’en dernier recours, étant donné le risque de mettre les autres en danger si votre état s’aggrave au volant.

Autrement, si vous êtes simplement préoccupé par les risques d’infarctus, consultez votre médecin qui pourrait éventuellement vous recommander des médicaments préventifs. L’aspirine, par exemple, est connue pour rendre le sang moins susceptible de coaguler ce qui peut réduire les risques d’infarctus ou d’en diminuer les dommages. Quoi qu’il en soit, la prise de n’importe quel médicament peut interférer avec d’autres et ne doit par conséquent pas se faire sans l’accord préalable d’un médecin !

infarctusConséquences de l’infarctus

Il en va de soi que les conséquences d’un infarctus peuvent être fatales pour la victime. Souvent, c’est le cas lorsque les symptômes sont confondus avec une maladie bénigne, à l’instar d’une indigestion. À cet instant, on pense qu’il n’est pas nécessaire d’aller à l’hôpital et dès lors ces symptômes sont traités trop tard.

Prévalence

L’incidence de l’infarctus du myocarde demeure toujours une priorité de santé publique, justifiée par plus de 120 000 cas annuels comptabilisés en France.
Selon les chiffres fournis par l’OMS, ce drame est encore responsable de 10 à 12 % de la mortalité adulte. Environ 60 000 cas parviennent à être hospitalisés, 30 000 diagnostiqués à distance et 30 000 autres cas sont victimes d’une mort subite. On constate également que 10% des survivants décèdent approximativement dans les 3 ans qui suivent un infarctus. La mortalité hospitalière est de 7% pour les personnes avant 70 ans et s’accroit considérablement au-delà.

 

Sources :
http://www-sante.ujf-grenoble.fr/sante/CardioCD/cardio/chapitre/403c.htm
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs317/fr/
http://infarctus.info/